Témoignages

Un esprit de famille

Au début, LCE c’était une famille que je n’avais pas choisie. Depuis, j’apprends à apprivoiser l’espérance, à vivre dans la solidarité. Un soutien par la prière et l’amitié plus l’ouverture d’esprit sur toutes les maladie du corps et de l’âme. Un lien d’amitié et un lien très fort ; on se connaît en profondeur. Je souhaite que le groupe conserve son esprit familial ; ce n’est pas un groupe, c’est une famille.

 

C’est une vraie chaîne d’amitié. Nous savons que nous pouvons compter sur le soutien des autres. Le groupe apporte une chaleur humaine que nous apprécions beaucoup par rapport à la maladie et aux soucis personnels.

 

Je m’occupe de malades et les amener à LCE, c’est difficile. Mais, parfois, je sens que je ne parle plus en mon nom mais au nom de LCE. Et, chaque fois que je parle au nom de LCE, je vois s‘éveiller l’intérêt de mes interlocuteurs.

Le vécu dans les pèlerinages

En 2005, j’ai eu un choc : notre pèlerinage ! Compréhension, complicité, entraide, prière et Onction des malades.

 

LCE, une famille, diverse, qui chemine ensemble. Dans nos réunions à Asnières, nous préparons le pèlerinage suivant et cela me permet de rester dans cet esprit pèlerin. Un chrétien est un pèlerin du Christ.

LCE, une fraternité et une espérance qui vont d’un pèlerinage à l’autre. C’est dur de quitter la couette. Mais je sais qu’il y a, derrière, une communauté de prière qui me donne de la force.

 

C’est bien qu’il y ait à LCE des gens malades et d’autres qui ne le sont pas. Chacun porte l’autre à sa manière. Rien n’est donné, tout est reçu. Ensemble, nous faisons une belle avancée sur le chemin de la Foi, avec une complicité devant la souffrance.

 

LCE, une fraternité sous le regard de Marie. Je repars de nos journées d’amitié dans la paix, en proximité silencieuse avec Marie ;  je n’oublie jamais Notre Dame de Lourdes. On a beau avancer en âge, on fait toujours de nouvelles expériences de la présence de Marie.

Des découvertes spirituelles

LCE c’est la bonté et la délicatesse. Lourdes : je n’aimais pas, j’ai mis du temps. J’ai appris beaucoup par la souffrance des autres et ce sont ces autres qui m’ont fait aimer notre pèlerinage. Nos réunions sont, pour moi, aussi importantes que notre pèlerinage. Très attachée à l’Onction des malades, j’en parle autour de moi. Le sacrement de réconciliation, c’est comme une guérison.

 

Je pensais débarquer dans un lieu de tristesse. Grâce à vous tous, ce fut la découverte de la prière partagée. Dans mes déplacements, j’ai la Bible mais aussi notre trombinoscope. LCE, ce n’est pas la tristesse, c’est la joie. LCE, le seul endroit où j’ai entendu dire : « Je suis en phase terminale », avec le sourire ! LCE ce fut d’abord une bouée de sauvetage, puis c’est devenu ma colonne vertébrale. J’ai pu m’accepter différente dans la maladie. Je trouve, dans nos échanges, le cœur à cœur dans la lumière de l’Esprit.

 

J’étais récemment à Lourdes dans le cadre de Diaconia. Je préfère notre pèlerinage LCE car on y parle en vérité. C’est un lieu et un temps d’ancrage.

Fraternité, communauté, soutien spirituel mais surtout bienveillance ! C’est mieux qu’une psychothérapie. On peut se dire tel que l’on est, sans être jugé. Rendre ce que je reçois de LCE.

 

Je veux vous dire que je vous aime tous beaucoup. Je suis une dame âgée, j’ai du temps et je prie pour vous. Je dors mal et je prie beaucoup, pour vous et LCE en priorité. Je pense au groupe, ça me renforce dans ma prière. Votre espérance conforte mon moral.

Un regard sur LCE

Dans l'émission "Rencontre" de Radio Notre-Dame du 17 décembre 2018, Rémy nous livre sa perception de LCE et de l'esprit qui l'anime

Témoignage sur Radio Notre Dame - Rémy
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Les fruits du pèlerinage : Témoignage de Béatrice R. - Septembre 2018

C’est début mai que j’apprends que j’ai un cancer colorectal. Véritable tsunami dans ma vie et celle de mes proches, la maladie me fait « éprouver » la souffrance, l’inquiétude, le lâcher-prise, l’espoir … Je suis tout de suite très entourée par la famille, les amis, le personnel soignant ... Un torrent de signes d’amitié et d’amour, de gestes qui soulagent, de regards qui m’aident à choisir la vie, à me battre … Dès le début, je prends tout, je me nourris de tout, alors que je dois faire face à des complications inattendues (péritonite, coma artificiel …) avant d’affronter le traitement de chimiothérapie et son lot d’effets secondaires. Durant 3 semaines dans le service de réanimation, je dépends des autres pour tous les actes de la vie quotidienne … quel abandon et confiance cela demande … 

Quand cet été Monique et Daniel nous invitent à participer au pèlerinage organisé par Lourdes Cancer Espérance, je suis séduite par leur proposition mais aussi inquiète, je me sens si fragile … Pour ne pas me laisser envahir par le doute, je prends la décision d’y aller, de me laisser porter. Je puiserai ma force dans cette décision durant les 5 jours à Lourdes, même si la veille encore du départ je suis si fatiguée que les hésitations reprennent le dessus.

 « Reçois cette huile parfumée, reçois sa marque indélébile. Que l’Esprit Saint, t’envoie porter, tous les parfums de l’Evangile ! » Portée par ce refrain, j’accueille sans retenue les larmes qui coulent sur mes joues au moment où Jacques, le prêtre de la délégation avec laquelle je suis venue au pèlerinage, me donne le sacrement de l’onction des malades. Portée par la tendresse et la prière si soutenante des personnes présentes dans la basilique, je m’abandonne véritablement dans les bras du Père. Je suis remplie de confiance et d’espérance, j’accepte qu’Il me relève … Nous sommes le 21 septembre et 1000 personnes vont recevoir ce sacrement en même temps que moi ce jour-là. Durant le pèlerinage, je vais vivre d’autres moments très forts, d’amitié, de prière et de partage. 

Depuis mon retour, j’en mesure encore les fruits. Je me sens plus forte et plus proche du Christ et de vous tous, bien-portants et malades. Je continue, avec et grâce à vous, à « tricoter » la confiance jour après jour, à percevoir la Lumière. Je le sais, le chemin est dur et plein d’embûches, sorte de chemin de croix mais il est aussi rempli d’espérance, de mains tendues et de tendresse. Alors aujourd’hui, j’ai envie de joindre ma voix aux vôtres pour chanter avec foi « Regarde l’étoile, invoque Marie, si tu la suis tu ne crains rien ! Regarde l’étoile, invoque Marie, elle te conduit sur le chemin … »

Célébration du jeudi 22 septembre 2016 à Lourdes, animée par LCE 92

témoignages donnés sur le thème "Instruments de la miséricorde"

Prière pénitentielle

Prière de Marc P

J'implore ta miséricorde.

Beaucoup, comme moi, ont perdu un être cher. J'ai du mal à accepter d'avoir été mis si brutalement devant la mort de mon épouse, sans y avoir été préparé. Je lui en veux de son silence, de son effacement. J'aurais compris qu'elle se révolte, qu'elle m'en veuille, qu'elle en veuille aux médecins, qu'elle hurle sa douleur et son angoisse au monde entier.

Mais pourquoi lui refuser sa mort ?

 

Seigneur, aide-moi à accepter que, à l'approche de la mort, chaque homme, chaque femme choisisse en conscience sa manière de quitter les siens, sa manière de franchir le pas. Pardonne-moi de ressasser ma propre souffrance et mes regrets. Je dépose mon fardeau au pied de ta Croix.

Prière de Ghislaine

J'accepte ta miséricorde...

Mes traitements lourds s'accumulent avec leurs effets secondaires. L'angoisse dans l'attente de nouveaux examens devient insupportable. Seigneur dans mon désarroi j'ai crié : Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ?

Mais je sais que le Seigneur entend ceux qui l'appellent, que de toutes leurs angoisses il les délivre.

 

Seigneur, tu as connu la souffrance et tu souffres de me voir souffrir. Tu sais ma fragilité, j'ai déjà chuté. Comment pourrais-je marcher sur ton chemin sans ton secours ?

J'accepte, Seigneur, ta miséricorde, je te remercie car tu as répondu à mon appel. Je ne suis plus seul, je sais que Tu es avec moi, et je dépose mon fardeau au pied de ta Croix. 

Prière de Georges M

Je donne de la miséricorde.

Oh, Seigneur ! Je suis un accompagnant.

Toi qui scrutes les cœur et les reins. Tu sais combien face à la maladie qui est là, inexorable, je puis être faible ; que, face au malade que j'aime, je peux être lâche. Et que, face aux évidences qui m'assaillent, je me prends à fuir.

 

Et cependant, Seigneur, par ta grâce, Tu me soutiens dans mes doutes, Tu me relèves quand je chute.

Et par Toi, il m'arrive d'être fort. Aussi, Seigneur, je me tourne vers Toi et en toute confiance, je dépose mon fardeau au pied de ta Croix.

Après la communion

Témoignage de Monique P

En 2011, je suis venue à Lourdes, avec réticence, pour accompagner ma petite sœur Anne-Marie, décédée quelques mois plus tard. J'y suis revenue l'année suivante, triste et en colère, car je portais toujours le fardeau de nombreuses blessures dans ma relation avec ma sœur. Et puis, lors de la préparation au sacrement de réconciliation, tout prit sens : c'est à moi que s'adressait le Père PAGES ! Je me suis confessée, et j'ai reçu la paix ! Je me suis réconciliée avec ma sœur, et avec moi-même. Michel PAGES a été pour moi, instrument de miséricorde.

 

En janvier 2015, opérée d'un cancer du sein, me voilà passée "de l'autre côté". J'ai vécu tout autrement notre pèlerinage, j'ai reçu l'onction des malades et, aujourd'hui, je peux dire que mon cancer a été une grâce. Le Seigneur a mis sur mon chemin des personnes merveilleuses ! Oserais-je dire que j'ai été un instrument de miséricorde ? J'ai pu inviter Guillaume, mon chirurgien, à accompagner L. C. E. 92. A son tour, par ses connaissances et son empathie, il a pu aider d'autres membres de notre groupe.

 

Chacun d'entre nous peut être instrument de miséricorde. Oui, Dieu passe par nous ! L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de m'abandonner à l'amour du Seigneur et, par l'Esprit, de recevoir sa force et son pardon, c'est Lui qui agit …

Témoignage de Léonore

Notre ami Raymond, nous a quittés en novembre dernier.

Intense et angoissé, mais aussi libre et rayonnant de miséricorde, Raymond était attentif à tous, y compris à des S. D. F. qu'il emmenait à Lourdes.

Hospitalisé en soins palliatifs, Raymond nous a laissé le message suivant, quelques jours avant sa mort :

 

"Je bénéficie d'une prise en charge, pour que la vie merveilleuse de chaque jour se poursuive, dans l'accueil et l'offrande, sur ce chemin qui m'est proposé.

Je sais vers Qui je vais, de toute ma volonté, ou plutôt en totale confiance, malgré les trous noirs de notre condition humaine, et c'est un projet pour l'éternité à vivre à chaque instant. Qui de nous aujourd'hui ne rêverait d'un tel projet ?"

Témoignage de Lionel

Il y a 11 ans, une opération m'enlevait une tumeur dans l'épaule et me laissait un bras bien handicapé.

Comme beaucoup, je n'ai pas pensé à l'Onction des malades, que ce soit avant ou après l'opération. Mais quand elle m'a été proposée, ici, à L. C. E., j'ai compris: le Seigneur peut t'aider si toi tu le veux. Alors je lui ai demandé sa miséricorde et son aide.

Mais j'ai reçu bien plus :

J'étais assis lors de l'Onction ; le prêtre s'est penché sur moi ; ce geste m'a bouleversé et continue de me bouleverser. C'est le Christ, qui à travers ce prêtre, se penche sur moi, un Dieu tout proche qui me manifeste sa tendresse, qui vient à moi.

 

Après tant d'autres personnes, je découvre que la maladie est un lieu où l'on peut faire l'expérience de Dieu.

Peut-on garder un tel cadeau pour soi ?

 

Avec quelques membres de notre délégation, nous avons obtenu que l'Onction soit célébrée chaque année dans notre paroisse lors d'une messe dominicale. Nous la préparons et nous l'animons. Aujourd'hui je rends grâce à Dieu qui nous permet d'être instruments de la miséricorde qu'il répand sur ceux qui la demandent.